Les cabanes dans les arbres : retour aux sources… et gestion maîtrisée
Nostalgie de l’enfance ou recherche de dépaysement, les cabanes dans les arbres bousculent le tourisme traditionnel. Mais toutes ne sont pas synonymes d’éco-responsabilité. Celles qui retiennent l’attention en Provence adoptent aujourd’hui une gestion raisonnée des ressources :
- Utilisation de matériaux locaux non traités (pin d’Alep, châtaignier, douglas)
- Isolation naturelle (laine de bois, liège de Camargue — un vrai plus côté confort et faune locale)
- Sanitaires à compost ou toilettes sèches pour éviter le gaspillage d’eau potable
- Énergie solaire pour éclairage et parfois chauffage (notamment dans le Luberon et autour du Verdon)
La Cabane Ec’oh, à Moustiers-Sainte-Marie, illustre bien cette démarche en affinant chaque saison sa gestion de l’eau et des déchets. Le réseau Les Cabanes du Sud s’étend aussi, privilégiant des emplacements discrets et un impact minimal sur les arbres eux-mêmes (Source : Guide du Routard, édition 2024).
Les bulles transparentes : étoiler la nuit, sans dégrader l’environnement
Les nuitées sous bulle se distinguent pour l’expérience sensorielle et la vue sur les ciels étoilés de Provence — certains coins du Luberon bénéficient de l’absence de pollution lumineuse, reconnue par la Réserve Internationale de Ciel Etoilé du Parc du Luberon (label RICE, plus de 1000 km² protégés).
Leur éco-engagement se jauge sur :
- La sobriété électrique (éclairage LED basse tension, équipement minimum à l’intérieur, souvent hors wifi !)
- L’intégration paysagère (pas d’abattage d’arbres, installation démontable)
- L’usage de sanitaires écologiques portables
- Collaboration avec les artisans et producteurs bios pour la restauration (petits-déjeuners bios et locaux)
Exemple abouti : Attrap’Rêves à Allauch, qui propose des bulles entièrement démontables, à l’impact quasi nul sur les sols (source : France 3 Provence-Alpes).
Les yourtes et tentes safari : minimalisme et sobriété
Inspirées des traditions mongoles, les yourtes provençales proposent une parenthèse hors-norme, souvent à l’orée des collines ou du côté du Mont Ventoux :
- Démontabilité, sans fondations béton
- Toiles en coton bio ou matériaux naturels traités anti-feu écologiques
- Chauffage au poêle à bois issu de filières responsables locales
- Sanitaires partagés, systématiquement secs ou à compost
On les retrouve dans des fermes en polyculture (“Le Campement des Possibles”, dans les Alpilles) qui allient hébergement et découverte de la permaculture.
Péniches et tiny houses : l’habitat réversible à l’assaut du fleuve et des Alpilles
Sur le Rhône, de vieilles péniches rénovées en chambres d’hôtes écolo (par exemple, Green Boat à Arles) conjugent sobriété énergétique (panneaux solaires, phytépuration) et récupération de matériaux anciens.
Même logique pour les tiny houses qui éclosent dans le Var ou le Haut-Vaucluse : basse consommation, emprise au sol minimale, autonomie accrue (récupération d’eau de pluie souvent obligatoire). Ne pas oublier non plus le “bivouac mobile” : ici, l’habitat se démonte en quelques heures pour laisser le terrain intact, un peu à la manière des anciennes cabanes d’estive.